L’année boursière 2016 commence mal


08/02/2016 par Therese Réagir (0)

Bourse 2016L’année boursière 2016 commence mal. Ceux qui ont des actions en direct, dans un PEA ou dans une assurance vie en unités de compte vont suivre leur portefeuille comme l’huile sur le feu. Comme toujours, il faudra garder la tête froide.

L’année boursière 2016 commence très mal

L’année boursière 2015 avait très bien commencé. Elle a mal fini au point qu’on redoutait un krach. Mais tous les gains n’ont pas été effacés. Le bilan 2015 était donc globalement positif avec un gain de +8,5% pour l’indice français CAC 40 et de 9,5% pour l’indice allemand , le DAX. Les indices américains étaient, eux, en légère baisse. Bref, le discours dominant était que les valeurs Européennes se maintiendraient parce que la Banque Centrale Européenne continuait de les soutenir et que la baisse du prix du pétrole jouait en leur faveur.

Malheureusement, 2016 a très mal commencé. Cette fois-ci les gains de 2015 ont bel et bien été effacés. Comme on le voit sur le graphique ci-dessous qui représente l’évolution du CAC 40 français,  du DAX allemand et du Dow Jones américain par rapport à leur valeur (ramenée à 100) au 1er janvier 2015, tous ces indices sont aujourd’hui en dessous de leur valeur à cette date. Le CAC 40 évolue autour des 4.200 points alors qu’il était monté à plus de 5.200 en avril 2015.

Nombreux facteurs de déstabilisation

Les facteurs qui entraînent la chute des cours et pourraient se combiner pour causer un krach boursier restent les mêmes en 2016 qu’en 2015 :

  • La baisse des prix du pétrole qui déstabilise les équilibres mondiaux.
  • La remontée des taux directeurs américains qui pénalise les actions américaines.
  • La correction massive à la baisse de la bourse chinoise sous l’impulsion du gouvernement chinois qui a décidé d’endiguer la spéculation.
  • La politique d’assouplissement quantitatif des Banques Centrales, dont la Banque Centrale Européenne, qui continuent à inonder le marché de liquidité créant des taux d’intérêts négatifs et, au final, la baisse de l’euro et de la déflation en Europe en Asie.
  • Les difficultés rencontrées par de nombreuses banques à cause, entre autres, des taux d’intérêt négatifs…

Bref, on peut lire des pages et des pages sur tous ces facteurs macro-économiques. On ne sait toujours pas ce qui va se passer et quand. Ça pourrait tourner très mal… ou pas. L’ex-Ministre Jacques Attali prédit une crise financière en 2016, l’économiste Patrick Artus en prédit une en 2017. L’économiste Véronique Riche-Florès voit le CAC 40 à 4.000 points.

La Bourse de Shanghai a perdu près de 50%Question de timing

Les gains et les pertes sur les marchés actions ne sont réalisés qu’au moment où on vend ses actions. C’est à ce moment-là seulement qu’une plus value virtuelle, ou une moins value virtuelle deviennent réelles.

Comme l’illustre le graphique ci-dessous des Echos, contrairement aux placements garantis comme le Livret A ou l’assurance vie, les marchés actions sont cycliques : les baisses créent des opportunités qui causent des rachats, qui créent le rebond, voire une remontée plus durable. L’avantage va donc à celui ou celle qui a le temps pour lui, qui a les moyens soit de réagir plus vite, soit d’attendre et de saisir les opportunités d’achat en bas de cycle et de vente en haut.

Dans des périodes macro-économiquement troublées comme celle que nous vivons en ce moment, la volatilité des marchés actions et donc la nécessité d’un bon timing sont plus importants que jamais.

Rendement des différents placements sur 10 ans

Source : Les Echos, 7 octobre 2015

Conclusion

Les détenteurs d’actions vont suivre leur portefeuille comme l’huile sur le feu tout en gardant la tête froide. Bien relire l’article ci-dessous.

PS merci a un lecteur du Facebook d’avoir pris le temps de corriger une erreur dans ce texte!

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En tant qu'utilisatrice des services financiers, puis consultante pour des banques et compagnies d’assurance, Therese a constaté qu’en finance, c’est souvent le client qui doit s’adapter au service et pas l’inverse. Pour elle, la finance doit changer. Pour contribuer à ce changement, Therese a entrepris de fournir de l'information plus pratique, plus simple et plus objective sur tous les sujets liés à la finance personnelle.

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En tant qu'utilisatrice des services financiers, puis consultante pour des banques et compagnies d’assurance, Therese a constaté qu’en finance, c’est souvent le client qui doit s’adapter au service et pas l’inverse. Pour elle, la finance doit changer. Pour contribuer à ce changement, Therese a entrepris de fournir de l'information plus pratique, plus simple et plus objective sur tous les sujets liés à la finance personnelle.

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