L’évolution du crowdfunding français


28/03/2017 par Therese 4 réponses (4)

Crowdfunding ou financement participatifLe crowdfunding offre aux particuliers et aux entreprises une alternative au financement par les banques et autres acteurs traditionnels. Comment évolue le crowdfunding français? Quels sont les résultats du crowdfunding par don, par prêt ou obligations et actions? Quels sont les risques pour les épargnants? C’est le sujet de ce post.

Cet article s’intéresse au crowdfunding, ou financement participatif, qui implique la foule (crowd) des épargnants comme contributeurs, prêteurs ou investisseurs :

  • Le crowdfunding par don avec contrepartie ou « don contre don » permet à des particuliers de financer un projet d’un particulier, d’une association ou d’une petite ou moyenne entreprise (PME) en échange d’une contrepartie matérielle ou symbolique.
  • Le crowdfunding par prêt ou par obligations (crowdlending, marketplace lending en anglais) permet à des particuliers de prêter de l’argent à des PME contre remboursement avec intérêts.
  • Le crowdfunding par investissement en capital ou investissement participatif permet à des particuliers d’acheter en ligne des actions de startups ou de PME de croissance.

Un secteur encore naissant

Le crowdfunding a moins de 10 ans. Sous ses formes rémunérées (par prêt, obligations ou actions), le crowdfunding n’a pris son essor en France que très récemment, après sa règlementation en Octobre 2014.

Au Royaume-Uni, la finance alternative, dont le crowdfunding fait partie, pèse déjà plusieurs milliards de livres ; aux Etats-Unis, plusieurs dizaines de milliards de dollars. La France a environ quatre ans de retard sur ces marchés. En positif, on dira qu’elle profite de leur expérience.

Le Baromètre du crowdfunding publié par l’association Financement Participatif France (FPF) montre qu’en 2016 la finance alternative française a financé 629 millions d’euros de projets. A lui seul, le crowdfunding a financé plus de 21.375 projets pour un montant de 234 millions d’euros, en croissance de 40% par rapport à 2015.

Dans une économie atone, des dizaines de milliers de rêves réalisés, de nouveaux produits lancés, d’entreprises et d’emplois créés, ça compte ! Même si le crowdfunding est encore très marginal par rapport aux centaines de milliards d’euros de financements accordés par les banques, il évolue et mûrit rapidement.

Une évolution rapide de l’offre

Le crowdfunding français en 2016Le crowdfunding est un secteur jeune, mais son offre évolue très rapidement. Elle s’adapte aux retours d’expérience, à la règlementation, aux évolutions du marché. Le tempo est plus proche de celui du eCommerce que de celui de la finance traditionnelle. Quelques évolutions en 2016 :

  • Elargissement de la règlementation. Le plafond de levée de fonds en crowdfunding est passé de 1 million à 2,5 millions d’euros par an par PME. Les plateformes agréées Conseil en Investissement Participatif (CIP) ont reçu le droit de négocier des obligations convertibles et des créances appelés mini-bons. Les plateformes de don avec contrepartie doivent maintenant être agréées Intermédiaire en Financement Participatif (IFP).
  • Sélection plus rigoureuse des projets. Les plateformes françaises de crowdfunding par don avec contrepartie encadrent les projets beaucoup plus étroitement que leurs homologues américaines – d’où un bien meilleur taux de succès. Certaines erreurs de jeunesse du crowdfunding rémunéré telle que la croissance trop rapide de FinSquare (rachetée ensuite par Lendix) ont incité à des approches plus conservatives.
  • Structuration du marché. Un « écosystème » se constitue. Les experts de l’évaluation des entreprises, les gestionnaires de patrimoine, les experts comptables et autres conseillers financiers intègrent le crowdfunding dans leur conseil en financement des PME. Des sites de comparaison et autres agrégateurs d’offres de crowdfunding, tels que Be Crowd et Crowdlending.fr, apportent au marché une plus grande transparence.
  • Emergence de leaders. En tant que « place de marché », plus une plateforme de crowdfunding a d’utilisateurs, plus elle est attractive. Les utilisateurs ont donc tendance à se concentrer sur une dizaine de plateformes dans chaque catégorie : don, prêt/dette et investissement. Sur 144 plateformes de prêt et d’investissement agréées depuis 2014, une trentaine ont été radiées avant même de se lancer.
  • Diversification de l’offre. L’offre de financement se différencie pour accommoder les particularités économiques de secteurs tels que la transition énergétique, les franchises commerciales, les coopératives, l’industrie pharmaceutique, le vin, l’économie sociale et solidaire ou l’immobilier. Le crowdfunding de la promotion immobilière, par exemple, permet aux plateformes de prêt et d’investissement d’offrir une diversification dans des obligations à plus court-terme aux épargnants qui investissent chez elles à long terme.

Collaboration avec la finance classique

Une tendance de fond du crowdfunding est la collaboration avec des institutions financières classiques. Pour soutenir leur développement en attendant d’être rentables, la plupart des plateformes ont conclu des partenariats avec des sociétés de gestion, des banques ou des assureurs qui, selon les cas, deviennent leur actionnaire, apporteur d’affaire, partenaire technologique ou encore apporteur de fonds pour les projets.

Aux Etats-Unis, les investisseurs dit institutionnels apportent déjà les trois quarts des fonds prêtés sur les plus grandes plateformes de prêt ou crowdlending. Cette tendance gagne la France – avec plus de modération. Sur des plateformes comme Unilend ou Anaxago, les investisseurs institutionnels investissent selon les mêmes règles que les épargnants, directement sur la plateforme. Ailleurs, comme chez Lendix et SoWeFund, les institutionnels et des pros co-financent les projets avec la plateforme, par exemple à travers des fonds d’investissements. Certaines plateformes comme Lendix et WeShareBonds investissent elles-mêmes dans les projets pour lier leur intérêt à celui des investisseurs ; d’autres encore, comme Prexem, constituent un fonds de protection.

Peut-on encore parler de « financement par la foule » (traduction de « crowdfunding ») ? Il n’est pas clair que la distinction entre la finance alternative « par la foule » et « sans la foule » soit tenable à terme tant les collaborations sont répandues et évoluent rapidement. Actuellement les épargnants et les porteurs de projet semblent plutôt rassurés qu’inquiets de la présence d’institutions financières classiques à leur côté dans le crowdfunding.

Ré-apprendre à gérer le risque

La part de risque du crowdfundingL’offre du crowdfunding évolue rapidement. Mais la demande évolue plus lentement car elle nécessite des changements profonds, culturels.

Actuellement, les prêteurs et investisseurs en crowdfunding sont des adeptes de la première heure. S’il n’y a pas plus d’incitation fiscale, le crowdfunding mettra du temps à conquérir le grand public. En cause : la part de risque inhérente au crowdfunding :

  • La contrepartie promise en crowdfunding par don avec contrepartie n’est pas contractuellement garantie. Le don est légalement un don.
  • Le crowdfunding par prêt, obligations ou actions ne garantit ni le rendement, ni le capital. En clair, l’apporteur de fonds peut perdre sa mise.

En général, les épargnants français ont perdu l’habitude de gérer le risque. Depuis 2008, ils ont déserté la bourse et les actions, préférant les produits financiers sécurisés à faible rendement tels que l’assurance vie en fonds euros. Aujourd’hui où l’épargne sécurisée rapporte très peu, le crowdfunding offre une opportunité de placement « haut rendement haut risque, » en termes financiers : une « nouvelle classe d’actif risqué. » On recommande généralement de placer entre 5% et 15% de son épargne en actifs risqués pour en augmenter le rendement. On recommande aussi de diversifier ses placements pour réduire l’impact du risque.

Le grand public a-t-il les moyens d’apprécier le risque des PME qui sollicitent leur financement? Oui, répondent les plateformes car ces PME sont des entreprises à taille humaine ; elles sont rigoureusement sélectionnées par les experts des plateformes et par la communauté des investisseurs ; elles communiquent de façon transparente. En plus des avertissements légaux, les plateformes leaders offrent des guides, forums et blogs, souvent très utiles et instructifs.

Les détracteurs du crowdfunding pensent malgré tout que le grand public ne devrait pas être exposé au risque des PME. L’association de consommateurs Que Choisir a accusé les plateformes de prêt de sous-estimer leur risque. Selon elle, après soustraction des défauts de remboursement, prêter en crowdfunding rapporterait moins qu’un Livret A. L’association des plateformes de crowdfunding FPF a contesté cette analyse. D’après FPF, un prêteur moyen en 2016 aurait dégagé un rendement moyen brut de 7.8% résultant en un rendement net de défaut de 3.7%.

Une chose est certaine : placement en crowdfunding doit tenir compte de la règle de base qui est : il n’y a pas de rendement dans risque.

Dans ce qui suit, je passe en revue les trois principales formes de crowdfunding.

Le crowdfunding par don avec contrepartie

Ulule - Campagne de crowdfunding pour BlogLaurelLe crowdfunding par don est la forme la plus mûre du crowdfunding, c’est aussi la plus facile à appréhender.  Cette catégorie est dominée à 90% par le don avec contrepartie ou « don contre don ». Celui-ci permet aux donateurs de financer le projet d’un particulier, d’une association ou d’une PME et de recevoir, après un certain délai, un produit ou un service (il s’agit alors d’une prévente), ou une récompense symbolique (par exemple une dédicace). Les plateformes leaders sont Ulule et KissKissBankBank.

Les projets financés sont très divers : personnels, sociaux, entrepreneuriaux ou artistiques. La capacité du porteur de projet à mobiliser une communauté de supporters est clé. Par exemple, grâce à sa communauté très engagée sur les réseaux sociaux, la blogueuse dessinatrice Laurel a récemment collecté près de 200.000€ auprès de plus de 5.000 contributeurs en 2 jours sur Ulule ! Grâce à cet argent, l’artiste auto-produira un album de bandes dessinées tiré de son blog. Le précédent avait déjà séduit plus de 8.000 contributeurs.

Tous les projets n’ont pas ce succès fulgurant. Mais, comme l’a montré KissKissBankBank, leur impact économique et social, par exemple en termes de création d’emploi, est réel et durable. En 2016, les plateformes de don, avec ou sans contrepartie, ont collecté 69 millions d’euros pour financer plus de 20.000 projets de particuliers, d’associations ou d’entreprises.

La France est leader dans cette catégorie de crowdfunding, derrière les Etats-Unis. De plus, les campagnes de crowdfunding français ont un bien meilleur taux de succès (75%) qu’aux Etats-Unis (36% sur Kickstarter) car le crowdfunding par don avec contrepartie tel qu’il est pratiqué en France accompagne véritablement les porteurs de projet. C’est un formidable outil social et entrepreneurial qui mériterait d’être mieux mis en valeur par la presse et les pouvoirs publics.

Vous trouverez une liste assez exhaustive des plateformes de don avec et sans contrepartie sur le site de l’association FPF.

Le crowdfunding par prêt ou obligations

Lendix - statistiques de la plateforme de crowdlendingLe crowdlending permettant aux entreprises de s’endetter auprès des particuliers par prêts ou par obligations est la forme de crowdfunding la plus développée dans le monde. En France, une trentaine de plateformes parmi lesquelles Bolden, Credit.fr, Lendix, Lendopolis, Les Entreprêteurs, Pretup, Prexem, Unilend, WeShareBonds, permettent à des particuliers de prêter de l’argent à des petites et moyennes entreprises (PME) contre remboursement avec intérêts. Certaines plateformes se spécialisent dans l’environnement, comme Lendosphère ou Lumo ; d’autres dans le financement de l’immobilier par prêts, comme HexagonE,  ou par émission d’obligations comme Crowdfunding-Immo.

En 2016, les plateformes de prêt ont financé plusieurs centaines de PME à hauteur de 97 millions d’euros pour la partie crowdfunding, soit les fonds levés directement sur les plateformes auprès des particuliers. On peut y ajouter 84 millions d’euros de prêts co-financés par des investisseurs institutionnels et professionnels.

Le regroupement des financements par la dette, sous forme de prêt, de mini-bons ou d’obligations couvre une assez grande diversité de motivations et de modalités des emprunteurs : certaines PME cherchent un prêt de trésorerie complémentaire d’un prêt bancaire; d’autres veulent avant tout impliquer une collectivité, par exemple dans un projet d’énergie renouvelable. Les PME s’endettent pour en moyenne 3 ans sous forme de prêt (collecte moyenne 133.000€), d’obligations (411.000€) ou de créances appelées mini-bons (176.000€). Les taux d’intérêt brut oscillent entre 3% et 10%.

Pour l’épargnant, le crowdlending représente un nouveau type placement à haut rendement, haut risque, une « nouvelle classe d’actif ». Les taux d’intérêt bruts relativement élevés de certains prêts attirent les investisseurs au point qu’ils sont financés en seulement quelques heures. Mais le rendement final est amputé du taux de défaut, c’est-à-dire des prêts non-remboursés. Ce risque est inévitable. Même si les plateformes le réduisent par une sélection rigoureuse des projets, les aléas des entreprises entraînent des défaillances, et donc pour l’épargnant un risque de perte en capital. La diversification c’est-à-dire la répartition du placement sur de nombreux prêts est la meilleure manière de minimiser l’impact du risque sur le rendement. Les plateformes permettant d’investir sur un projet avec des petites mises à partir de 20€, cette diversification est tout à fait réalisable. Elle peut même être automatisée sur certaines plateformes.

Le crowdfunding par investissement en capital

Wiseed - plateforme d'investissement participatifL’investissement participatif en capital se développe moins vite que le crowdfunding par prêt parce qu’il engage à plus long-terme et que le risque est plus élevé. Traditionnellement, l’investissement en actions de start-ups ou de PME de croissance était réservé à des « business angels » fortunés et aux professionnels du capital-risque.  Ces investisseurs se constituaient des portefeuilles d’investissements diversifiés de façon à ce qu’un petit nombre de plus-values élevées compense largement les inévitables défaillances. Statistiquement une nouvelle entreprise sur 3 ne survit pas après 3 ans !

Le crowdfunding a révolutionné ce type d’investissement en permettant au grand public d’acheter en ligne des actions de startups ou de PME non cotées à partir de €1.000€, ou même 100€ chez WiSeed. Partout dans le monde, les législateurs ont posé des restrictions à l’ouverture de l’investissement participatif au grand public. Le législateur américain ne l’a autorisée qu’en 2016, deux ans après le législateur français !

En France, une trentaine de plateformes, parmi lesquelles Anaxago, Happy Capital, SmartAngels, SoWeFund, WiSeed, ou encore 1001Pact, facilitent l’investissement participatif. En 2016, elles ont permis d’investir 69 millions d’euros dans environ 200 startup et PME.

En moyenne, l’investissement participatif permet aux startups et aux PME de lever 411.000€ auprès d’une centaine d’actionnaires. Un des bénéfices non négligeables du crowdfunding est de transformer les actionnaires en ambassadeurs de l’entreprise. La plateforme apporte des outils de communication, d’encadrement et de suivi qui permettent de gérer la relation entre l’entreprise et ses actionnaires.

Pour les épargnants, acheter en crowdfunding des actions de startup ou de PME de croissance est un placement à long terme, à haut rendement et haut risque. Le remboursement du capital et la réalisation de la plus-value ne se font qu’à la « sortie » de l’actionnaire, par rachat de ses actions – ce qui intervient après 5 ans ou plus… et parfois jamais. Vu la jeunesse du secteur, les « sorties » sont pour l’instant encore très rares et concernent surtout l’investissement à plus court terme dans la promotion immobilière. La plupart des plateformes d’investissement se sont en effet diversifiées dans le financement de la promotion immobilière par actions ou par obligations afin d’offrir à leurs membres des possibilités de rendement plus immédiates. Les plateforme WiSeed et Anaxago sont ainsi devenues leaders sur ce marché.

Dans l’immédiat, les épargnants aisés profitent des réductions d’ISF (50% de la somme engagée) ou d’impôt sur le revenu (18%) pour l’investissement dans des PME de moins de 7 ans. Ces avantages fiscaux sont incitatifs, mais ils le sont beaucoup moins que ceux pratiqués au Royaume-Uni où les épargnants ont droit à la fois à une réduction d’impôt à l’entrée de l’investissement et à une exonération des plus-values à la sortie. A la veille de l’élection présidentielle, l’Association Française de l’Investissement Participatif a fait une série de propositions pour simplifier et renforcer significativement la défiscalisation de l’investissement participatif pour tous les épargnants soumis à l’impôt sur le revenu.

Le marché anglais (encore lui !) a en effet démontré le potentiel de l’investissement participatif lorsqu’il est soutenu par de fortes incitations fiscales. En 2016, les deux plateformes leader de l’investissement participatif Seedrs et Crowdcube ont levé 165 millions de livres, soit plus de 20% du total des fonds d’amorçage du Royaume-Uni. La plateforme Seedrs affirme offrir à ses investisseurs un taux de rendement interne de 14,4%, hors avantage fiscal, et de plus de 40%, avantage fiscal compris. Ces chiffres sont néanmoins à prendre avec des pincettes car ce sont des gains « virtuels, » calculés à partir d’évaluations, et non sur la base de sorties réalisées !

Comme le souligne Stéphanie Savel, PDG de WiSeed, la formation des épargnants à la gestion rationnelle du risque est indispensable au succès de l’investissement participatif. Sans cela, les attentes irréalistes et les prises de risques inconsidérées, motivées par exemple par l’enthousiasme pour un nouveau produit, ne manqueraient d’attirer une publicité très préjudiciable à ce type de crowdfunding.

Conclusion

En conclusion, l’offre du crowdfunding évolue rapidement. Elle mérite qu’on s’y intéresse car elle finance l’économie réelle et nous réapprend à gérer le risque.

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En tant qu'utilisatrice des services financiers, puis consultante pour des banques et compagnies d’assurance, Therese a constaté qu’en finance, c’est souvent le client qui doit s’adapter au service et pas l’inverse. Pour elle, la finance doit changer. Pour contribuer à ce changement, Therese a entrepris de fournir de l'information plus pratique, plus simple et plus objective sur tous les sujets liés à la finance personnelle.

A propos Therese

En tant qu'utilisatrice des services financiers, puis consultante pour des banques et compagnies d’assurance, Therese a constaté qu’en finance, c’est souvent le client qui doit s’adapter au service et pas l’inverse. Pour elle, la finance doit changer. Pour contribuer à ce changement, Therese a entrepris de fournir de l'information plus pratique, plus simple et plus objective sur tous les sujets liés à la finance personnelle.

4 réflexions au sujet de « L’évolution du crowdfunding français »

  1. Family Business

    Article très intéressant, avez des chiffres sur la proportion d’entreprises familiales qui ont utilisé le crowdfunding pour se développer ou mener de nouveaux investissements ? On connaît la peur des actionnaires familiaux à faire appel à des investisseurs externes, peut-être que le crowdfunding va débloquer la situation ?

    Répondre
    1. Therese Auteur de l’article

      @Family Office. Merci pour le feedback. Malheureusement on a peu de statistiques sur les clients du crowdfunding que ce soient les particuliers ou les entreprises. C’est bien dommage. J’espère pouvoir plaider la cause du besoin de plus de communication auprès des différents acteurs !

      Répondre

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